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Communiqué de presse - En matière de pension, le gouvernement ne doit pas se tromper de priorité

Bruxelles, le lundi 9 juillet 2007

En matière de pension, le gouvernement ne doit pas se tromper de priorité

La note de l’informateur dans la section qu’il réserve aux pensions identifie différents enjeux et propose des actions prioritaires. L’UCP, mouvement social des aînés peut marquer son accord sur certains des enjeux évoqués mais estime que les actions prioritaires ne vont pas dans le bon sens.

L’informateur relève que les interlocuteurs qu’il a rencontrés ont souligné la faiblesse des montants de pensions. Pourtant, le seul remède qu’il avance est la suppression de la cotisation de solidarité, ce qui ne changera rien pour les pensions les plus faibles. En effet, aujourd’hui la moyenne des pensions est de 805 €/mois pour les indépendants et de 984,4 €/mois pour les salariés. La cotisation de solidarité est prélevée à partir d’un montant mensuel de pension de 1232,94 €. A ce niveau de pension elle est de 0,5%. Elle progresse pour atteindre 2% pour les montants de pension supérieurs à 2180,09 €.

La cotisation a été critiquée pour son côté inégalitaire par rapport aux actifs. A ce titre, la supprimer pourrait avoir un certain sens, bien que les actifs aient à s’acquitter d’une cotisation spéciale de sécurité sociale. Nous estimons que la suppression de la cotisation de solidarité, présentée pourtant comme une priorité, n’est en rien une action qui répond au besoin identifié par l’informateur de relever les petits montants de pension.

Qui actuellement a une faible pension ? Les personnes qui ont une carrière incomplète, qui ont multiplié les épisodes de temps partiel ou de non travail. Parmi ces personnes se trouvent beaucoup de femmes. La moyenne des pensions des femmes n’est que de 832 €/mois. Les pensions les plus anciennes sont encore moins élevées. La moyenne des pensions prise en 2005 pour un homme salarié était de 944 €/mois alors que les pensions payées encore aujourd’hui à des hommes salariés ayant pris leur pension en 1985 est en moyenne de 752 €/mois. En cause : l’absence de liaison des pensions au bien-être. C’est à ce niveau qu’il faut agir en priorité !

Dans un cas comme dans l’autre, la suppression de la cotisation de solidarité n’apportera rien à ces personnes. Pour notre mouvement, le gouvernement doit d’abord réaffirmer pour l’avenir la garantie que la pension légale offrira à chaque pensionné les moyens de mener une vie décente. Sans doute faut-il mener une réflexion tant sur la façon d’adapter les aspects techniques de la pension que sur son financement. Mais il ne faut pas inverser la fin et les moyens. Il est impossible d’offrir une pension décente dans le cadre du mode actuel de financement. Le financement des pensions est réalisable par la diversification des sources.

Le gouvernement doit par priorité rétablir la liaison effective des pensions au bien-être et offrir un rattrapage aux pensions les plus anciennes.

Infos & Renseignements :
Vincent Gengler, secrétaire politique
02 246 46 14 ou 0486.26.53.38 -

Publié le lundi 9 juillet 2007 par UCP

UCP, mouvement social des aînés